Dimanche 8 juin 2008
Re Salut à vous, Salamaleikum, Benvenutto et buenas tardes

Les peintures sont encore fraîches, le parquet finit d'etre laqué, l'électricité ne fonctionne pas encore dans toutes les pièces, mais, l'essentiel est là : un toit, des murs, un espace bien délimité. Un espace virtuel, certes, mais un espace à moi... Un espace où écrire, décrire, construire des rêves, poursuivre des idées pour qu'elles filent plus vite, pour qu'elles fuient plus vite. Sans doute un espace à dessiner et à illustrer.
Un réceptacle d'écriture, une toile à peindre. Bref, un laboratoire, une librairire et une galerie en même temps.

Un lieu de rêve, inaccessible dans le réel mais bien existant et presque tangible dans le virtuel (oui, je n'exclue pas les oxymores faciles).


Un lieu à rêver à défaut de le vivre donc...

Mais, je vous en prie, laissez-moi vous inviter à le visiter.

Dans le désordre d'abord : c'est un appartement neuf, les pièces n'ont pas encore trouvées leur agencement définitif, et il est autant susceptible d'etre modifié que de se modifier par lui-meme : espace mouvant, fluctuant, s'accomodant des humeurs du propriétaire et des êtres imaginés ou désirés qui le peuplent et le peupleront (parfois, contre ma volonté).
Dans le désordre, d'abord, en attendant, un jour proche ou lointain, où le désir sera moins flou, plus aigu et la description plus ordonnée. Chaque chose aura sa place alors. Pour un instant au moins.

Le salon est la planète centrale autour de laquelle s'organise en micro-galaxie, comme des satellites, les autres salles. Une entrée accueillante comme une bulle, bien qu'elle soit un sas protecteur et étanche contre le monde extérieur. Une chambre à coucher moelleuse et exquise, propice aux vagabondages des corps et des exprits. Une bibliothèque emplie de souvenirs et d'humeurs, où reposent en fiole les esprits d'écrivains aimés comme des spiritueux de longue garde. Une humerie, conserverie d'odeurs et de fragrances emprisonnées dans des armoires d'apothicaires chinois. Une cave à thé, feuilles délicieuses aux mille parfums. Un salon de brume pour errer, hagard, entre deux songes. Une chambre d'apesanteur. Une cave à grimoire où sous les vieilles tables de chênes sombres se cachent les édicules des trolls. Une galerie moderne et froide de peintures du siècle. Une table à carte pour tracer les routes de Robert Fortune, de Corto Maltese ou pour surveiller le rivage dormant des Syrtes. Une cuisine thailandaise, un laboratoire à saveur catalan, une mijoterie farceuse. Un bureau où l'esprit  cybernétique est sensible au zazen.

Un espace en galaxie, ma galaxie, celle où je vous invite dès aujoud'hui.

A bientôt..........

Par Hibou Myope - Publié dans : C'est mon blog !
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