Un ami des espaces cybernétiques m’envoie ce questionnaire, auquel je réponds avec plaisir. Allez voir son blog !
Où et quand ?
- Dans le métro, le matin, en allant au travail.
- Le soir, dans le métro, en revenant du travail.
- Souvent, aux toilettes, malgré les contre-indications d’Henry Miller dans son ouvrage mineur puisque décevant (puisqu’il me contrarie) malgré son titre intriguant et drôle : Lire aux cabinets.
- Rarement dans les bibliothèques, bien qu’on pourrait croire que ce sont des lieux pour ça.
- Souvent, en vacances ou en week-end, dans mon futon, près du bureau, confortablement assis ou allongé (en fait, en recherche de la position idéale dite de l’affalement heureux, position du zazen européen qui n’est connu que des grands maîtres métropolitains –dont je suis évidemment, étant à l’instant même créateur de l’ordre). Tiens, faites-moi penser un jour à écrire un mot sur « l’affaloir » (justement, si vous ne savez pas ce que c’est, c’est une bonne raison de poser la question !).
- Très souvent dans mon lit, parce que c’est l’endroit le plus confortable de la maison, et parce que c’est l’endroit où je suis pour m’endormir et j’aime à lire avant de m’endormir, pour me laver l’esprit des soucis et pensées infectieuses de la journée… Parfois, j’emmène les personnages, paysages ou décors du livre dans mes rêves (et c’est souvent un secret désir).
- Dès le printemps, dans les parcs et jardins de la ville, à défaut de pouvoir aller dans la vraie campagne, celle où on peut voir les poulets encore vivants et en habit de plumes. Et pour être plus précis, plutôt allongé dans l’herbe que sur un banc…
Comment je choisis mes lectures ?
Au gré des vents… Au gré de mon humeur, souvent par attrait pour un titre, pour les mots d’un incipit, pour quelques phrases prises ça et là au hasard dans le livre. Par engouement pour un auteur aussi : si j’ai aimé un de ces livres, j’en essaye un autre, et un autre, puis un auteur dont il est estimé proche ou auquel il est relié, d’une manière ou d’une autre.
Mes styles de lectures ?
Des romans essentiellement. Je n’arrive pas à lire les essais, même quand le sujet m’intéresse vraiment. Souvent, la lecture me quitte, le livre glisse de ma mémoire, et je ne le trouve que quelques temps plus tard sur la table de chevet, sous une poussière d’oubli… Alors que certains romains me tiennent en haleine, m’aspirent, m’inondent de leurs mondes.
A fort petites doses, de la poésie. Quelquefois, des journaux extimes, des livres d’entretiens. A égalité, et en fait, sans distinction avec les romans, des nouvelles, des contes. Ce qui compte, c’est la qualité de l’écriture, et non pas la longueur de l’écrit.
Ce que j'en attends ?
La fuite, la qualité de la fuite hors du monde pour me projeter dans un monde nouveau, une sensibilité étrangère. Plus le livre m’emporte, meilleur il est.
J’en attends donc la découverte d’une sensibilité nouvelle, l’ouverture d’une fenêtre sur l’ailleurs, le différent ou le presque pareil. Je n’en attends pas la « révélation », le livre qui « va changer ma vie », phrases toutes faites qui me paraissent toujours suspectes. Mais, il est vrai qu’à force de petits écarts, on se réveille parfois différent. Mais c’est une lente maturation.
Mes petites manies ?
Là, comme ça, je n’en vois pas trop… Essayer d’avoir toujours un livre près de moi, au cas où j’ai un moment propice à la lecture….
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