Vendredi 22 janvier 2010
5
22
/01
/Jan
/2010
23:42
Et pourquoi, pas, d'abord ?
La première fois que j'ai entendu un présentateur Américain poser, en rituel final de son émission, le "questionnaire de Pivot", j'ai sursauté.
J'aurais dû me rappeler la phrase de Pierre Desproges : "Et puis, quoi, qu'importe la culture ! Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ?". Mais sur le moment, je fus interloqué et ne vit là qu'une preuve de plus de l'inculture des présentateurs télévisés en général et Américains en particulier (avant de m'accuser d'anti-américanisme primaire, allez faire un tour sur Fox TV).
En fait, l'explication me vient quelques jours plus tard, ce présentateur Américain expliqua en effet, qu'il posait bien le questionnaire de Bernard Pivot, lui-même adapté du célèbre questionnaire de Marcel Proust.
La culture était sauve. Finalement, certains animateurs télé savent qu'il existe un monde (légendaire, au moins) en dehors de la télévision.
Je décide d'être plus audacieux encore et me propose de répondre (et vous enjoint à répondre, très cher lecteur) au questionnaire de Bernard Proust, qui bien évidemment dérive aussi de celui de Marcel. Ce questionnaire a la caractéristique d'être bien plus versatile que ces grands cousins : il est rigide comme de la cire chaude, autant dire qu'il s'adapte à l'humeur du questionnant et du questionné. Ces questions, non prédéfinies, sont donc en quantité variable. Toutefois, il laisse croire, comme les autres, qu'il permet de mieux cerner la personnalité de l'interlocuteur.
Quelle heure est-il ?
Minuit quatorze.
En quelle saison sommes-nous ?
L'hiver, mais ca ne durera pas.
Quelle est votre religion favorite ?
Je n'en ai guère.
Le métier dont vous rêviez à 6 ans ? Et à 12 ?
Pompier, je crois, mais ce sont plutôt des propos rapportés qu'un souvenir personnel. Cosmonaute, mais sans doute un peu plus tard.
A 12 ans, archéologue.
Que pensez-vous de la crise du roman ?
Je laisse faire. Mais j'ai des velléités d'y remédier.
Etes-vous capable d'écoutez pleurnicher Finkielkraut sans que sa mauvaise foi vous fasse rugir ?
Assurément, non. Mais, ça fait ça à tout le monde, non ?
Pensez-vous que la main de Thierry Henry soit l'évènement du siècle ?
Il est clair que depuis, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Je pense très sincèrement que les historiens dateront le commencement du XXIè siècle par cet acte majeur.
Quel est votre écrivain préféré ?
N'en citez qu'un, c'est diffile. En cette minute les noms qui me viennent sont Cortazar et Borges.
Les deux derniers livres que vous avez lus ?
La dame numéro 13 de Somoza et La joueuse de go de Shan Sa.
Le prochain livre que vous lirez ?
Peut-être les contes de la lune vague.
Le dernier film que vous avez vu ?
Bird de Clint Eastwood sur Charlie Parker. Un peu décevant.
Le prochain film que vous irez voir ?
Probablement Gainsbourg, vie héroïque de Johann Sfar.
Votre film favori ?
Difficile question. J'ai toujours du mal avec les panthéons, même personnel. Disons, les Contes de la lune vague après la pluie, au moins pour le titre, mais aussi pour la poésie qui s'en dégage.
Votre musicien favori ?
Sans doute John Coltrane.
Sera-ce tout pour le moment ?
Oui, à bientôt peut-être.
La première fois que j'ai entendu un présentateur Américain poser, en rituel final de son émission, le "questionnaire de Pivot", j'ai sursauté.
J'aurais dû me rappeler la phrase de Pierre Desproges : "Et puis, quoi, qu'importe la culture ! Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ?". Mais sur le moment, je fus interloqué et ne vit là qu'une preuve de plus de l'inculture des présentateurs télévisés en général et Américains en particulier (avant de m'accuser d'anti-américanisme primaire, allez faire un tour sur Fox TV).
En fait, l'explication me vient quelques jours plus tard, ce présentateur Américain expliqua en effet, qu'il posait bien le questionnaire de Bernard Pivot, lui-même adapté du célèbre questionnaire de Marcel Proust.
La culture était sauve. Finalement, certains animateurs télé savent qu'il existe un monde (légendaire, au moins) en dehors de la télévision.
Je décide d'être plus audacieux encore et me propose de répondre (et vous enjoint à répondre, très cher lecteur) au questionnaire de Bernard Proust, qui bien évidemment dérive aussi de celui de Marcel. Ce questionnaire a la caractéristique d'être bien plus versatile que ces grands cousins : il est rigide comme de la cire chaude, autant dire qu'il s'adapte à l'humeur du questionnant et du questionné. Ces questions, non prédéfinies, sont donc en quantité variable. Toutefois, il laisse croire, comme les autres, qu'il permet de mieux cerner la personnalité de l'interlocuteur.
Quelle heure est-il ?
Minuit quatorze.
En quelle saison sommes-nous ?
L'hiver, mais ca ne durera pas.
Quelle est votre religion favorite ?
Je n'en ai guère.
Le métier dont vous rêviez à 6 ans ? Et à 12 ?
Pompier, je crois, mais ce sont plutôt des propos rapportés qu'un souvenir personnel. Cosmonaute, mais sans doute un peu plus tard.
A 12 ans, archéologue.
Que pensez-vous de la crise du roman ?
Je laisse faire. Mais j'ai des velléités d'y remédier.
Etes-vous capable d'écoutez pleurnicher Finkielkraut sans que sa mauvaise foi vous fasse rugir ?
Assurément, non. Mais, ça fait ça à tout le monde, non ?
Pensez-vous que la main de Thierry Henry soit l'évènement du siècle ?
Il est clair que depuis, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Je pense très sincèrement que les historiens dateront le commencement du XXIè siècle par cet acte majeur.
Quel est votre écrivain préféré ?
N'en citez qu'un, c'est diffile. En cette minute les noms qui me viennent sont Cortazar et Borges.
Les deux derniers livres que vous avez lus ?
La dame numéro 13 de Somoza et La joueuse de go de Shan Sa.
Le prochain livre que vous lirez ?
Peut-être les contes de la lune vague.
Le dernier film que vous avez vu ?
Bird de Clint Eastwood sur Charlie Parker. Un peu décevant.
Le prochain film que vous irez voir ?
Probablement Gainsbourg, vie héroïque de Johann Sfar.
Votre film favori ?
Difficile question. J'ai toujours du mal avec les panthéons, même personnel. Disons, les Contes de la lune vague après la pluie, au moins pour le titre, mais aussi pour la poésie qui s'en dégage.
Votre musicien favori ?
Sans doute John Coltrane.
Sera-ce tout pour le moment ?
Oui, à bientôt peut-être.
